Pris à parti par un automobiliste durant une mission !

Publié le par Phil

  

Pris à partie par un automobiliste durant une mission !

 

 Le 21 Novembre 2006, je suis sur la première ambulance à Anderlecht en qualité de convoyeur.

Quelques minutes avant midi, nous sommes appelés pour un malade à domicile dans une rue proche de la gare du midi a St Gilles.

Sur le trajet, un automobiliste roulant devant nous met du temps à nous céder le passage, alors que mon collègue actionne les différentes sirènes et les appels de phares, ceci afin d’attirer l’attention du chauffeur de l’autre véhicule.  Ce n’est qu’après quelques mètres supplémentaires, qui plus est à allure réduite, que ce véhicule daigne se déporter sur la gauche.  Mon collègue le dépasse donc par la droite avant de reprendre sa route tout en faisant un signe tout naturel de mécontentement à l’égard de l’individu.  Il a semblé que cet individu lui a rétorqué également par un signe fort peu amical !

A notre arrivée sur le lieu d’intervention, nous remarquons que le véhicule nous a suivis jusque-là !

Je contacte directement la centrale afin d’obtenir l’aide de la police sur place, me doutant que les intentions de ce monsieur n’étaient probablement pas fort amicales !

Comme de fait, il prend mon collègue à partie en le bousculant et en l’insultant.  Notre mission de secours à personne primant avant tout, j’insiste auprès de mon collègue de me suivre à l’intérieur du bâtiment, tout en disant à la personne de nous attendre et que l’on s’expliquerait après, pensant bien évidemment que, durant notre intervention, la police arriverait et le calmerait au cas où il serait resté sur place.  Nous ne nous voyions pas sortir avec notre patient et nous faire encore prendre à partie par un … personnage de cet ordre.

 

Nous ne prenons finalement pas le patient en charge, et lorsque nous retournons à notre véhicule,la personne n’est plus présente.  Mon collègue me signale à ce moment son intention de ne pas en rester là.  Il avait relevé le numéro de plaque du véhicule avant de rentrer dans le bâtiment.

Rentrant à la caserne, nous nous renseignons sur la procédure à suivre.  Notre chef de poste se renseigne à son tour et nous signale que, si nous le désirons, nous pouvons nous rendre au commissariat pour porter plainte.  Ce que nous faisons dans l’heure.

 

Quelle ne fut pas notre surprise, en arrivant au commissariat, de constater que notre énergumène se trouvait également sur place !!!

 

Après à peine cinq minutes d’attente, un officier de police vient nous voir pour connaître la raison précise de notre présence.

A cet instant, le jeune homme, avec lequel nous avions eu l’altercation, s’approche de nous en signalant au policier qu’il est là pour porter plainte contre nous et qu’il est arrivé bien avant nous… !

Le policier nous entend brièvement avant de l’entendre à son tour.  Il organise ensuite une petite confrontation afin d’y voir plus clair et d’essayer d’arranger les choses !

Le jeune homme avoue ne pas nous avoir entendus au début à cause de sa musique. .Argument auquel le policier répond aussitôt qu’il existe un volume maximum autorisé par la loi concernant la musique dans un véhicule et que, s’il n’a pas entendu la sirène de l’ambulance, ce volume était trop élevé !  Cela commençait déjà mal pour notre « ami ».

Il dit être là pour porter plainte car, d’après ses dires, après s’être déporté sur le côté, mon collègue aurait effectué une manœuvre dangereuse à son égard après l’avoir dépassé, et ce, « afin de l’envoyer dans le décor » !!!!

Le policier lui explique très simplement que même si c’était avéré - ce qui n’était évidemment pas le cas - il restait en tort puisque le fait de nous suivre jusque sur notre lieu d’intervention, qui plus était en code 3, tendait à nous empêcher de faire notre travail, ce qui est bien plus gravissime.

 

La confrontation ne dure pas très longtemps puisque les avis divergent, ce à quoi on pouvait d’ailleurs s’attendre !  Nous sommes donc tous les trois auditionnés par rapport aux faits dans des pièces différentes.

Les policiers nous ont signifié, avant même que nous ne quittions le commissariat, que cela aurait plus que probablement des suites, vu la gravité des faits et la cohérence des témoignages.

 

Dans l’après midi, encore une surprise !  Le jeune homme vient à la caserne pour nous parler…

 

Il commence en disant qu’il se rend compte, qu’il est désolé, etc., etc.

Je l’interromps en lui demandant s’il est là pour nous demander de retirer notre plainte.  Il me répond que oui car, en plus, il a déjà des antécédents judiciaires.  Je vous passe les détails de toute cette conversation mais il en ressort évidemment que nous n’avons rien retiré du tout !

Je termine la conversation en lui disant que je suis sincèrement désolé pour lui mais que, vu la gravité des faits, je n’y réfléchirai même pas et que si jamais ça venait à l’esprit de mon collègue, je ferai tout pour l’en dissuader !

Publié dans Divers

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

20'S 27/11/2006 15:47

Salut Boulette,c'est 20'S,tu à raison de maintenir ta plainte c'est impardonnable de se faire agresser en allant secourir les gens.
A plus,bisous